La violence de nos pensées envers nous-même.

Aurélie Dubois

La violence dans notre quotidien

Parfois il suffit juste de s’arrêter… Parfois il suffit juste d’observer… Parfois il suffit juste d’écouter…

Pour voir à quel point la violence que nous voyons à l’extérieur de nous n’est que le reflet de ce que nous avons à l’intérieur de nous.

Cela fait un an passé, que j’ai quitté mon job alimentaire, mon appartement et que je me suis éloignée de ma famille et de mes amis pour rejoindre mon compagnon à l’étranger.

Une nouvelle aventure qui commençait avec comme première étape : des vacances.

Les semaines passaient et ma résolution était de ne plus travailler juste par besoin de payer des factures. Je voulais faire quelque chose qui me faisait vibrer à fond, qui ait du sens.

Observer ses peurs

En tant qu’artiste plasticienne, j’ai peins de nouvelles toiles. J’ai eu des blocages, des peurs, des doutes qui sont remontés.

Peur d’être critiquée. Peur d’être jugée. Peur de ne pas être aimée.

Mon coeur me disait de peindre, alors je peignais. Mon mental me disait : « Tu es trop jeune, tu n’as pas assez d’expérience, est-ce que ça va plaire, tu ne fais pas le poids comparé aux autres… »

Ahhhh les autres ! La comparaison… rien de tel pour vous flinguer votre confiance en vous et l’estime de vous-même.

D’autres peurs sont apparues. La peur de ne pas réussir, la peur du manque d’argent.

La culpabilité de ne pas ramener de l’argent.

Pourtant mon compagnon m’accordait tout le temps nécessaire pour « me chercher ». Donc le problème venait vraiment de moi et de mes pensées qui me faisaient me sentir nulle, inutile, pesante.

Étaient-elles vraies ces pensées ? NON. Est-ce que j’y croyais ? OUI.

Et c’est ça qui me faisait souffrir : croire mes pensées.

La culpabilité de ne pas être productive dans une société où beaucoup de gens travaillent pour payer les factures et nourrir leur famille avec la peur du manque. Cette société au rythme infernal qui n’est clairement pas le mien.

La peur d’être jugée. La peur d’être étiquetée de « fainéante », « d’assistée ».

Et au final, qui était en train de me juger ? MOI. Dans ma peur d’être jugée, c’est moi qui me jugeais toute seule.

La violence que nous nous infligeons sans s’en rendre compte

Je crois que je n’avais jamais été aussi paumée de ma vie, et surtout, pendant aussi longtemps (6 mois je pense…). Une période où j’ai fonctionné au ralenti, lentement, doucement. C’est cette lenteur qui m’a permis de regarder mes peurs et certaines croyances limitantes en face.

C’est incroyable d’observer comment nos pensées peuvent être puissamment violentes, nos jugements et nos critiques envers nous-même très sévères.

Une autre chose qui me faisait souffrir à l’époque, et j’en ai souffert pendant des années, c’est de croire qu’il existe des émotions positives et négatives. J’avais tendance à exprimer régulièrement ma joie et à vouloir contrôler, gérer, étouffer mes émotions de tristesse, de peur et de colère. Ce qui avait pour conséquences de les amplifier et de créer parfois sur le long terme, des répercutions sur mon corps et ma santé.

À cette époque, j’avais la croyance qu’exposer mes émotions dites « négatives » était un risque. C’était le risque que les autres me jugent, ne m’aiment plus. C’est une croyance tellement répandue. Croire que montrer ses émotions c’est mal ! Cela vous oblige donc à refouler tout cela à l’intérieur de vous-même et de continuer à porter un masque. Et les gens autour de vous apprennent à aimer ce masque et non qui vous êtes réellement.

Laisser tomber le masque est libérateur et invitera l’autre à en faire de même, s’il le souhaite. J’ai beaucoup de gratitude pour mon compagnon qui quotidiennement m’invite à exprimer ce qui se joue en moi instant après instant. C’est ce qui rend notre relation authentique.

Se libérer grâce à l’observation et l’accueil de ce qui est

Le fait d’observer mes pensées et non de plonger dedans, me permet de voir justement que ce ne sont que des pensées. Les pensées ne sont pas la réalité. J’ai le choix de les croire où non. Et je peux également observer que certaines pensées me font souffrir lorsque je les crois, et que j’arrête de souffrir si je ne les crois pas. Hé hé c’est con hein, c’est si simple !

Pour ce qui est de l’accueil, c’est vraiment accueillir tout.

Mes pensées « agréables ». Mes pensées « désagréables ». Mes critiques. Mes jugements. Mes peurs. Mes émotions « agréables ». Mes émotions « désagréables »…

Je peux même observer et accueillir le fait que parfois je ne suis pas dans l’accueil 😉

C’est vraiment quand j’accepte et que j’accueille toutes les parties de moi-même, que la libération s’opère.

Les pensées qui agissent sur nos émotions, elles ne demandent qu’à être vues. Une fois qu’elles sont vues et exprimées, elles partent.

Les pensées et les émotions ne sont que des messages nous signalant nos besoins comblés ou non.

Nos besoins de sécurité, de connexion, d’amour, de reconnaissance, d’écoute, de partage, de soutien, d’encouragement, de respect…

C’est en écoutant mes émotions et mes besoins qu’aujourd’hui, ma vie a du sens. Je lui ai donné du sens.

Mon besoin de contribution est comblé dans le fait de pourvoir transmettre mon expérience et aussi d’aider les autres dans leur relation amoureuse en tant qu’accompagnante relationnelle.

De pouvoir éventuellement inspirer des personnes à écouter leur élan de vie, ce qui vient du coeur.

Mais pour cela, il est bon de parfois :

S’arrêter… Observer… Écouter… Et d’accueillir…

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Spécialiste du couple harmonieux depuis 2015, j’accompagne les femmes à développer l’art de communiquer de cœur à cœur avec leur partenaire pour plus d’harmonie dans le couple. Les disputes de couple, l’incompréhension et la dépendance affective font partie des sujets qui affectent bon nombre des personnes que j’accompagne.

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4 Replies to “La violence de nos pensées envers nous-même.”

  1. je crois avoir donné beaucoup de commentaires dans une case juste avant d avoir a remplir ces cases .

    à moins qu ils soient disparut , je donnerai ce commentaire,

    je vois le bonheur comme une réalisation de ce qu on aime faire,
    peu importe ce qui en coute, et ce que cela rapportera financièrement , l important c est d être heureux de faire ce qu on aime . l argent est fournit par la vie ,quand on lui offre nos énergies de bonheur et qu on utilise les dons quelle nous a donné à notre naissance .

    merci bonne journée

    1. Bonjour Monique,
      En effet je pense aussi qu’il faut trouver sa voix en faisant ce que l’on aime le plus faire et de cet épanouissement il ne pourra en sortir que de belles choses.

  2. Bonjour Aurelie,
    Quel plaisir de découvrir ton blog.
    Ton article est criant de vérité . Surtout que s’épanouir personnellement est essentiel pour réussir en couple .
    Bien à toi.
    Agnès

    1. Bonjour Agnès,
      Merci pour ton message. Ravie également de faire ta connaissance et de découvrir ton parcours.
      Au plaisir de garder contact et d’échanger avec toi plus longuement 🙂

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